Bienvenue sur le blog de la cacahuète verte!
Chaque début d'année, il est de coutume de prendre de bonnes résolutions... Que l'on ne tient jamais. En ce qui me concerne, pas de régime en vue, j'ai déjà arrêté de fumer (il y a 6 ans, affaire
classée!), je ne me ronge plus les ongles, je suis incapable d'être moins pénible pour mon entourage... Bon.
Chaque fin d'année, on dresse les bilans, c'est déjà plus intéressant. les changements les plus importants dans la famille de la cacahuète verte répondent à des préoccupations "à la mode".
Ce terme me gêne particulièrement. Il confère une sorte de superficialité au phénomène alors que nous espérons qu'il s'agisse plutôt d'une modification profonde des mentalités. Une mode
passe, un changement de mode de vie perdure.
Nous avons commencé il y a quelques années à consommer des produits bio. Il s'agissait pour nous de donner des produits les meilleurs possibles (tant au niveau du goût que de la qualité) à notre
premier né. Progressivement nos préoccupations de goût et de qualité ont glissé vers une recherche d'innocuité. Le fameux principe de précaution appliqué par la maman à son bébé.
Le deuxième est arrivé et là, plus question de faire dans la demi-mesure : tout bio (ou presque), couches lavables, crèmes, shampooings, dentifrices, gel douche... tout bio,
écocert, öko testé...
Dans la maison, plus de produit "conventionnel". La lessive est maison (pas de noix de lavage mais on en reparlera). Les détachants, détergents de toute sorte sont aussi
respectueux de la nature, tout comme le papier hygiènique, les serviettes du même nom et les cotons (à démaquiller, tige...). Les sacs poubelle ne sont plus ou alors en maïs (compostables), le
maquillage de la cacahuète et sa crème anti-ride sont bios.
On récupère l'eau de pluie, on composte nos déchets, on trie nos emballages (TOUS les emballages) etc... On participe depuis 2 ans à une AMAP (Association de Maintient d'une Agriculture de
Proximité), on ne mange plus de fraises en décembre, on évite tous les produits qui voyagent beaucoup (genre l'ananas, les bananes... même bios)...
On a changé de voiture pour une plus petite (certes moins pratique pour une famille), mais qui rejette moins de 123mg de CO² etc...
On n'achète pas de fringues "made in des pays loins qui exploitent les gens",
La liste pourrait encore être complétée.
On nous oppose parfois que tout cela ne sert à rien (tant que les américains blablabla...), que c'est facile à faire quand on en a les moyens, parce que le bio c'est cher (blablabla).
Premier constat : Un yaourt bio est (peut être) plus cher en valeur absolue mais quand on achète bio, on achète des produits différents, en général peu usinés (donc sans conservateurs, sans
merdouilles ajoutées) et quand on fréquente moins les super marchés on est drôlement moins tentés par des tonnes de petites choses grasouillettes ou100%
plastiques qui viennent en masse et en container de je veux même pas savoir où...
Donc on achète moins.
Donc on dépense moins.
Deuxième constat : Changer sa façon de consommer c'est AUSSI ne pas exister au travers de sa consommation. Nous avons 2 TV à la maison. La plus récente a une douzaine d'année. L'écran plat... On
verra quand elles ne fonctionneront plus. La chaîne Hi-Fi... date de la communion de mon trentenaire de mari (ben çà, à l'époque c'était de la qualité!). La musique n'est pas moins bonne (bon,
là, je suis un peu de mauvaise foi) et les émissions ne sont pas meilleures (çà, c'est certain!). Bref, on achète moins, mais on achète utile, raisonné.
Tous ces changements sont addictifs. C'est une sorte de cercle vertueux, plus on en fait, plus on a envie d'en faire. Plus on est informé, plus on se sent "dans le vrai" (par
exemple, quand on apprend que bientôt sans doute nous mangerons du boeuf clôné, on s'accroche au bio et au producteur local!!!).
Bref, cette longue introduction (qui j'espère ne découragera pas tous ceux qui sont arrivés jusqu'ici) pour en arriver au pourquoi de ce blog... post suivant!